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Onania

Abandon - Chapitre 1

8 Février 2016 , Rédigé par MlleC Publié dans #Nouvelles - Abandon

Je vous conseille vivement d'écouter la musique qui va avec le texte, histoire d'être dans l'ambiance ;-)

=> https://www.youtube.com/watch?v=kSBksC2W3Lk

Chapitre 1 : Prise la main dans le sac.


Ce jour là était un jour d'école comme les autres. Arrivée à 7h30 pour préparer ses cours, Axelle lu la note de service sur son bureau : « réunion avec tout les enseignants dans la salle des professeurs à 17h30 ». Elle avait entendu les rumeurs selon lesquelles Mr Sanders, actuel préfet, allait prendre sa retraite d'ici un mois. Il devait bien entendu choisir un remplaçant, et elle se demandait si ce n'était pas la raison de cette réunion. Intérieurement elle l’espérait. Car même si Mr Sanders était un très bon préfet, il était très vieux et donc, très vieux jeux. Les professeurs, tous beaucoup plus jeunes, attendaient avec impatience que la direction de cette école de promotion sociale pour jeunes s'actualise un peu. Toute à ses réflexions, elle vit entrer les premiers élèves dans sa classe. Elles s'occupait des étudiants en maçonnerie, plomberie et carrosserie. Des classes de grands mecs, tous entre 18 et 25 ans. Elle les aimait beaucoup même s'ils lui faisaient parfois la vie dure. Elle n'avait pas beaucoup d'autorité naturelle, ce qu'elle compensait par sa gentillesse et sa douceur. Elle parvenait à leur faire comprendre les bases de la comptabilité, et c'était un métier qu'elle adorait faire.

Après une journée bien mouvementée, elle se rendit à la salle des professeurs et prit un café avec ses collègues, attendant le moment de la réunion.

A 17h35, Mr Sanders fit son entrée accompagné d'un homme d'une quarantaine d'années, brun aux yeux verts, à l'air plutôt revêche. Son regard dur croisa celui d'Axelle, qui se sentit frissonner. « Il n'a pas l'air très gentil, celui la ! » pensa-t-elle. Mr Sanders leur présenta le nouveau venu comme étant Mr Keller Adam. Il leur expliqua ensuite que le temps de prendre sa retraite était venu pour lui et que son successeur, Mr Keller, était un homme qui avait un parcours exemplaire en tant que directeur d'une maison de correction d'une région voisine. Diplômé en science de l'éducation, celui-ci convenait parfaitement pour un poste de préfet dans un école de garçon « turbulents », comme il aimait les appeler.

Adam prit la parole et s'adressa à l’assemblée des enseignants :
- Bonjour à toutes et à tous, je suis très heureux de faire votre connaissance.
Son regard froid et son visage fermé semblaient pourtant dire l'inverse.
- Je prendrais du temps dans le courant de la semaine pour vous rencontrer tous un à un. En attendant, veuillez me communiquer le nom de l'un d'entre vous, qui fera office d'enseignant-relais auprès de moi.
Tout les regards se tournèrent vers Axelle. Axelle la douce, Axelle la dévouée. Cette fois encore elle prendrait sur elle, et accepterait sa nouvelle tâche « d'enseignante-relais ».

- Vous êtes Madame... ?
- Mademoiselle Axelle Thomas, Monsieur.
- Très bien Mademoiselle Thomas, veuillez me suivre dans mon nouveau bureau, je vais donner mes premières directives et vous les communiquerez ensuite à vos collègues.
Adam se tourna ensuite vers l'assemblée, et les remercia. D'un pas décidé, il sortit de la salle des professeurs, en direction du bureau du préfet.
Axelle, pétrifiée sur sa chaise, se demandait pourquoi elle n'avait pas refusé cette place. Ses collègues la regardaient par en dessous, il était certain que tous avaient remarqué à quel point ce Monsieur Keller avait l'air désagréable. Peu à peu, la salle des enseignants se vida et Axelle du se résoudre à se diriger vers le bureau du nouveau préfet.

Anxieuse, elle frappa à la porte du bureau, restée entre-ouverte.
- Entrez Mademoiselle Thomas, asseyez vous. Il lui présenta la chaise devant son bureau.
Mal à l'aise, elle prit place.
- J'ai demandé un relais parmi les enseignants pour être certain que mes messages passe parmi vous de façon plus simple, que de vous convier en réunion à chaque fois. Je m'adresserais donc à vous pour toutes les choses que je désire dire à l'ensemble du corps enseignant. Êtes vous certaine de vouloir assumer cette fonction ?
Axelle cru percevoir un double message dans le ton d'Adam. Son regard glacial s’attardait sur son visage pâle, attendant une réponse. Tout son corps se tendait vers la sortie et sa langue brûlait de répondre « non » . Mais une force plus grande qu'elle lui fit hocher la tête, par la positive.
- Bien. Alors commençons. Comme vous le savez, j'étais directeur d'une maison de correction. Je fonctionne selon le principe de discipline, et tout manquement à cette discipline se solde par une punition. Cela est bien entendu valable pour les élèves mais également pour les enseignants. Je veux les rapports demandé en temps et en heure sur mon bureau, je ne tolérerais pas de retard ni d'absence injustifiée. Chaque mercredi, à la fin de votre temps de travail, je vous veux dans mon bureau pour un rapport sur la semaine. C'est comprit ?
- Oui Monsieur, pas de problème.
- Parfait, vous pouvez disposer, je me chargerais de tenir informé de ces nouvelles directives tout vos collègues, personnellement. Pour la suite, vous transmettrez.
Il se leva et lui tendit la main. Penaude, Axelle lui tendit la sienne, qu'il attrapa et serra prestement. Dans cette poignée de main ferme, elle entre aperçut l'homme intransigeant qui se trouvait en face d'elle, et cela la fit frémir.

Cette semaine se passa sans plus croiser Adam. Elle mit un peu de temps à ne plus trembler en repensant à son entre-vue avec lui, et, une fois le week-end achevé, elle reprit les cours le lundi en étant sereine. Son calme ne fut que de courte durée, car, le mardi soir, elle commença à penser au lendemain et à ce « rapport de la semaine » qu'elle devait rendre à son patron. Il ne c'était en soit rien passé de particulier, mais l'idée de se retrouver seule avec cet homme si froid et autoritaire la tétanisait. Elle dormi mal cette nuit là, et ne s’endormit qu'au petit matin.

Le lendemain, après avoir salué le dernier élève, elle se rendit d'un pas mal assuré vers le bureau du préfet. Comme la dernière fois, la porte était restée entre ouverte, et elle frappa doucement, priant pour qu'il ne l'entendit pas.
- Entrez mademoiselle, je vous attendais ! Installez vous.
Elle s'assit, et attendit qu'il entame le dialogue. Au lieu de cela, il resta assit en face d'elle, la détaillant de son regard perçant. Il appréciait la jeune femme qu'il avait en face de lui. Grande, élancée, belle blonde au yeux vert. Elle avait un air timide qui ne lui déplaisait pas du tout. Il aimait les femmes douces et dociles. Il remarqua qu'elle ne parvenait pas à soutenir son regard, ce qui le fit sourire intérieurement. Il l'effrayait et cela lui plaisait beaucoup, il pourrait faire d'elle ce qu'il lui plaisait et décida de commencer par la mettre un peu plus mal à l'aise :
- Alors vous n'avez rien à dire ?
- c'est à dire qu'il ne c'est rien passé de particulier.. commença-t-elle
- J'ai pourtant entendu dire qu'un de vos élève s'était battu dans votre classe, vendredi passé ?
La scène éclata dans son esprit : Tom et Juan se battant pour une histoire d'argent volé, elle tentant de calmer le jeux, leur expliquant qu'elle n'irait pas voir le préfet s'ils s'excusaient, ce qu'ils firent... et son silence sur l’événement qui avait fini par lui sortir de la tête. Rougissant, elle s'excusa :
- Oui c'est vrai, mais c'était un petit incident, ils se sont excusés, je n'ai pas jugé nécessaire de venir vous en parler...
A peine avait-elle dit ces mots qu'elle le regratta, voyant le visage d'Adam se durcir davantage.
- vous apprendrez, Mademoiselle, qu’ici c'est moi qui juge de ce qui est nécessaire ou non. De plus vous m'avez délibérément menti en m'affirmant qu'il ne s'était rien passé dans votre classe. Savez vous que mentir ouvertement à son supérieur est une faute grave ? D'autant plus pour couvrir une bagarre qui part d'un vol !
A vrai dire, elle ne savait pas si cela constituait effectivement une faute grave, mais elle eu très peur. Elle adorait son travail et ne voulait le perdre sous aucun prétexte. Elle tenta de se reprendre :
- Je suis désolée Monsieur Keller, je vous prie de me croire, cela ne se reproduira plus, je vous tiendrais dés à présent informé du moindre incident pouvant se produire dans ma classe !
Elle était si troublée d'être prise ainsi la main dans le sac, comme une petite fille, que tout son corps picotait, elle sentait des vagues de chaleur affluer dans ses joues. Elle savait qu'elle rougissait comme une gamine, mais elle ne pouvait rien y faire. Face à elle, Adam savourait intérieurement de la voir se trémousser ainsi sur sa chaise, les joues en feux. Il savait l'autorité qu'il avait déjà sur elle, et cela le faisait bander. Il sentait gonfler son membre, faisant se tendre le tissu de son pantalon. Heureusement que je suis assis ! Pensa-t-il. Il se délectait véritablement de la situation. Prenant un ton sévère il répondit :
- Je veux bien vous croire, votre ancien préfet était trop laxiste, vous devrez vous habituer à mes nouvelles règles. Je ne veux plus d'écart de conduite, et vous allez vous faire pardonner. Je suis en train de relire tout les dossiers disciplinaires des élèves, pour savoir à quoi m'en tenir avec eux. Vous viendrez chez moi ce vendredi soir, et vous m'aiderez à les classer.
- Bien Monsieur.
Elle fut incapable de répondre autre chose, tant son malaise allait croissant. L'idée de devoir se rendre chez lui la terrorisait littéralement mais elle n'avait pas le choix, après tout avait-elle commit une faute grave, elle devait se rattraper. Il lui tendit un morceau de papier avec son adresse, et lui pria de s'y rendre le vendredi à 19H. Inutile de souper, ils souperaient ensemble, si elle l'acceptait, ce qu'elle fit. Elle sortit rapidement de son bureau, avec une sensation de coton dans les jambes des plus désagréable. Elle ne comprenait pas pourquoi il lui faisait cet effet, ce n'était qu'un homme après tout ! Pourtant il lui faisait très peur, elle sentait qu'il était capable du pire, même de la virer, pour prouver son autorité dans l'école. Cette idée lui glaçait le sang, et malgré la crainte que cette idée lui inspirait, elle savait que ce Vendredi là, elle serait à 19h devant sa porte.

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